• Marie Le Dévéhat

    Elle est selon les données actuellement disponibles la 3e Bretonne la plus âgée de tous les temps seulement précédée pas nos deux supercentenaires Mesdames Dupray et Rousselot.Fait remarquable : elle a habité Paris de 17 à 98 ans ! Ce retour tardif pour une bonne décennie tout de même lui permet d'avoir une place dans le plus prestigieux des palmarès démographiques bretons.

    Voici un article du Télégramme paru en 1997 à l'occasion de son 109e et dernier anniversaire :

    "Entre Marie et Manon, cinq générations PLOËRDUT (56). Depuis le 30 mai, Marie Le Dévéhat, doyenne des Bretons, est entrée dans sa cent-dixième année, à Ploërdut. Un beau record de longévité. Seule l' « ancêtre » Jeanne Calment a quelques longueurs d'avance avec ses 120 printemps ! Samedi, entourée de ses petits-neveux et nièces, de leurs enfants et petits-enfants dont Manon, 1 mois, Marie le Dévéhat a soufflé les 109 bougies de son gâteau d'anniversaire. La petite fête s'est déroulée à la résidence mutualiste (MAPA) de Ploërdut où elle est pensionnaire depuis un an. Marie est née à Locmalo, petite commune proche de Guéméné-sur-Scorff, alors qu'à la même époque, à Paris, quelques artistes protestaient contre un projet de tour de fer, proposé par un certain Eiffel, pour l'exposition universelle de 1889. Orpheline de mère et de père à deux ans à peine, Marie est élevée par sa soeur aînée. 81 ans à Paris et... le mal du pays A 17 ans, comme bien d'autres, elle monte à Paris où elle devient femme de ménage. Elle y reste pendant quatre-vingt un ans, vivant seule dans le XVe arrondissement. A 98 ans, ne résistant plus à la solitude et au mal du pays, elle se décide à y revenir. « C'était en 1985 », rappelle sa petite nièce Lucienne Roperch qui l'accueillera pendant dix ans à la ferme de Kerdren. Se déplaçant en fauteuil roulant, Marie n'en conserve pas moins une belle vitalité. Fabienne Lecomte, directrice de la MAPA, le confirme : « Solide appétit, très bonne mémoire surtout de ses années parisiennes et un sacré sens de la répartie ». « Pourquoi tant de luxe pour moi ? », s'étonnait-elle samedi. Ayant renoncé depuis peu à son petit porto quotidien, la vaillante centenaire n'a pourtant pas refusé de trinquer au champagne. Pour accompagner une belle portion de fraisier. La pâtisserie reste toujours son péché mignon."

    Article de Claude Lasbleiz


  • Commentaires

    Aucun commentaire pour le moment

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :