• Marie-Rose vint a monde le 14 août 1908, à la Toise, à Pordic. Son père décèda peu de temps après. Sa mère fit face à ce tragique coup du destin en ouvrant un café-épicerie qui permit de subvenir aux besoins de toute la famille.

    Marie-Rose obtint son certificat d'études à 13 ans. Elle se forma au métier de couturière et soutint sa mère au café-épicerie. C’est le 12 juillet 1930 qu’elle unit sa vie à celle de François Auffray, garde-champêtre de métier. Trois enfants, François, Yvonne et Hervé, naquirent de cette union. 

    Ce fut la grande guerre. En 1940, ils hébergèrent une famille réfugiée du Nord de la France. Il y avait une petite Lucienne âgée de deux ans. Ils restèrent jusqu’à la fin de la guerre.

    Vers 1950, Marie-Rose connut un destin semblable à celui de sa mère. Elle perdit son mari et dût assumer seule la gestion de sa famille.

    En 1995, Marie-Rose fut opérée de la hanche. La convalescence dura cinq mois. Ne parvenant pas à retrouver une autonomie suffisante, elle prit la décision de s'installer au foyer-logement dès mars 1996. 

    En 2012, une certaine Lucienne Stankiewicz, 74 ans, se pencha sur son passé. Elle se mit en tête de retrouver des documents qui lui permettraient de savoir ce qu’étaient devenus les hôtes de sa famille pendant la seconde guerre mondiale. Elle était bien loin d’imaginer que Marie-Rose serait encore là pour lui répondre ! Une rencontre fut organisée en juillet 2012. Séquence émotion !

    Aujourd’hui, Mme Auffray poursuit son long chemin de vie.

     Marie-Rose Auffray

     


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     Contributeurs : Arnaud Le Page, Denis Lefèvre, Erwan

     

     

     

     

     
     


     

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  • Marthe naquit le 4 avril 1906 à Brest. Elle prit d’abord  le patronyme de sa maman célibataire : Mahé. Le père reconnut l’enfant puis le mariage de ses parents eut lieu le 29 juin 1906. Elle fut donc rebaptisée Chaleyssin.

    Elle épousa un Monsieur Bouennec mais je n’ai aucune précision sur cet évènement.

    Marthe Bouennec exerça la profession d’institutrice. Sa forte personnalité lui permit d'avoir autorité sur les soldats allemands qui occupaient son école pendant la seconde guerre mondiale. Elle semble avoir eu un grand rayonnement sur sa famille à en juger par la proportion d'enseignants qui lui ont succédé !

    Elle a vécu seule chez elle jusqu'à l'âge de 104 ans dans une quasi-indépendance. Une mauvaise chute avec fracture du pied a entraîné son départ vers la maison de retraite des Quatre-Vents toujours à Brest. Elle s'y était apprêtée depuis longtemps déjà avec une malle prête à emporter !

    L'un de ses fils est décédé l'année dernière. Triste mais fataliste, elle a fait remarquer qu'à 87 ans, il était quand même "arrivé vieux"...

    Marthe Bouennec ne comprend pas du tout l'intérêt que l'on accorde à son âge. Elle s'en moque éperdument à vrai dire. C'est pour cela qu'elle n'a jamais adhéré aux cérémonies d'anniversaire dépassant le cadre familial. D'autre part, elle ne participe à aucune activité de la résidence des Quatre-Moulins. Avant même d'être dans l'institution, elle était déjà d'une nature solitaire, ce qui ne l'empêche d'apprécier les visites fréquentes de sa famille.

    Elle est devenue la doyenne des Bretons le 28 mars 2016 au décès de Léontine Rousselot.

    Seule photo disponible !


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  • Catherine Castel est née le 17 février 1898 dans la petite cité corsaire de Roscoff dans le Finistère. Elle épouse Hervé Lejeune le 14 juin 1919. Ils s’installent peu de temps après à la ferme du Ban à Sibiril.

    Carte de vie

    Elle y élève sept enfants : André, Louis, Hélène, Yvonne, Marcelle, François et Hervé (jumeaux). Il est à noter que, lors de son 108e anniversaire en 2006, toute la fratrie est présente avec des âges s’échelonnant de 84 à 72 ans.

    Son mari est malheureusement emporté par la maladie en 1950. Elle poursuit l’exploitation de la ferme soutenue notamment par ses deux fils jumeaux. Une femme courageuse qui travaillera jusqu’à l’âge de 75 ans.

     

    Alors, elle vient habiter chez Marcelle, la cadette de la famille. En …, elle intègre la maison de retraite de Plougouven (résidence de l’Argoat) où elle finira ses jours le 16 novembre 2006 à l’âge de 108 ans et 272 jours.

     

     

    Cette très belle longévité lui vaut d’être la 12e résidente de Bretagne connue de tous les temps !

    Catherine Lejeune (1898- 2006)

    Catherine Lejeune (1898- 2006)


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  • Elle est selon les données actuellement disponibles la 3e Bretonne la plus âgée de tous les temps seulement précédée pas nos deux supercentenaires Mesdames Dupray et Rousselot.Fait remarquable : elle a habité Paris de 17 à 98 ans ! Ce retour tardif pour une bonne décennie tout de même lui permet d'avoir une place dans le plus prestigieux des palmarès démographiques bretons.

    Voici un article du Télégramme paru en 1997 à l'occasion de son 109e et dernier anniversaire :

    "Entre Marie et Manon, cinq générations PLOËRDUT (56). Depuis le 30 mai, Marie Le Dévéhat, doyenne des Bretons, est entrée dans sa cent-dixième année, à Ploërdut. Un beau record de longévité. Seule l' « ancêtre » Jeanne Calment a quelques longueurs d'avance avec ses 120 printemps ! Samedi, entourée de ses petits-neveux et nièces, de leurs enfants et petits-enfants dont Manon, 1 mois, Marie le Dévéhat a soufflé les 109 bougies de son gâteau d'anniversaire. La petite fête s'est déroulée à la résidence mutualiste (MAPA) de Ploërdut où elle est pensionnaire depuis un an. Marie est née à Locmalo, petite commune proche de Guéméné-sur-Scorff, alors qu'à la même époque, à Paris, quelques artistes protestaient contre un projet de tour de fer, proposé par un certain Eiffel, pour l'exposition universelle de 1889. Orpheline de mère et de père à deux ans à peine, Marie est élevée par sa soeur aînée. 81 ans à Paris et... le mal du pays A 17 ans, comme bien d'autres, elle monte à Paris où elle devient femme de ménage. Elle y reste pendant quatre-vingt un ans, vivant seule dans le XVe arrondissement. A 98 ans, ne résistant plus à la solitude et au mal du pays, elle se décide à y revenir. « C'était en 1985 », rappelle sa petite nièce Lucienne Roperch qui l'accueillera pendant dix ans à la ferme de Kerdren. Se déplaçant en fauteuil roulant, Marie n'en conserve pas moins une belle vitalité. Fabienne Lecomte, directrice de la MAPA, le confirme : « Solide appétit, très bonne mémoire surtout de ses années parisiennes et un sacré sens de la répartie ». « Pourquoi tant de luxe pour moi ? », s'étonnait-elle samedi. Ayant renoncé depuis peu à son petit porto quotidien, la vaillante centenaire n'a pourtant pas refusé de trinquer au champagne. Pour accompagner une belle portion de fraisier. La pâtisserie reste toujours son péché mignon."

    Article de Claude Lasbleiz


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    Plus vieilles personnes bretonnes de tous les temps

    Plus vieilles personnes bretonnes de tous les temps 


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  • Il est né le 17 novembre 1914.

    Peut-être est-ce la proximité avec l'océan et les embruns marins qui enveloppent sa petite maison, là-bas tout près du phare d'Eckmühl, qui expliquent, en partie, la longévité et le dynamisme d'un Monsieur, dont on peine franchement à dire qu'il est vieux ! Car le temps ne semble pas avoir de prise sur cet homme attachant, aux yeux rieurs et curieux, la casquette de marin bien vissée sur la tête et tout à fait étonné qu'on puisse faire tant de cas de sa modeste personne... Et pourtant, l'homme est devenu, au fil du temps et un peu malgré lui, une personnalité bien connue dans le coin et oh combien respectée dans le milieu de la pêche, celle du lancer, qu'il pratique depuis ...88 ans ! C'est à lui que les pêcheurs de bars doivent l'invention des leurres de surface (poisson à hélices et autres poppers) qui permettent d'attraper le poisson au bout de leur ligne.



    Ange a dit : " Je ne suis qu'un grain de sable et je veux rester un grain de sable."

    Ange Porteux, le centenaire face à la mer


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  • Marcelle Clay naquit à Saint-Omer, dans le Pas-de-Calais, le 25 octobre 1905. Elle vécut une adolescence très riche, toujours entourée d'amis et de voisins serviables. Elle s'orienta vers une carrière de comptable, une spécialité qui lui plaisait, mais rester dans un bureau ne lui suffit pas. C'est dans un organisme de crédit lillois que Mme Clay se réalisa pleinement car elle aimait le contact du client.  Elle y passera presque quarante ans.

    Deux guerres mondiales modifièrent sa vie. Si la première bouleversa son enfance, elle décida pour la seconde d'avoir un rôle dans la Résistance en rejoignant dans l'Oise le réseau «Clair de lune», qui avait pour mission de préparer le débarquement des forces alliées aériennes. Elle resta une féministe convaincue toute sa vie en défendant la place des femmes dans la vie professionnelle et politique. Elle habita dans le Nord jusqu'en 2000, où elle prit la décision de venir s'installer à Concarneau pour se rapprocher de sa fille unique. C'est à presque 103 ans qu'elle émit le souhait de vivre à la MAPA de Pont-Aven, où elle se plut énormément, appréciant les soins et les attentions du personnel qui l'entourait.
    Si sa surdité la priva peu à peu des contacts humains qu'elle aimait tant, elle lut beaucoup et se tint au courant de toute l'actualité, tout en se réjouissant de chaque nouvelle rencontre. Elle est partie le 2 février 2015 à l'âge extraordinaire de 109 ans et 100 jours. Elle était devenue la doyenne du Finistère depuis le décès de Marie-Brigitte Barjou.

    Marcelle Clay


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  •  Maria avait eu 103 ans le 2 septembre 2014. De passage à Pont-L'Abbé l'an passé, j'avais tenté de lui rendre une petite visite. Elle n'était pas là mais j'avais appris par le voisinage qu'elle s'était cassé le bras et qu'elle ne pouvait plus mettre sa coiffe. On m'avait indiqué également qu'elle avait fortement décliné... Quand on sait la portée symbolique et psychologique de cet acte rituel matinal, j'avais jugé cet accident inquiétant. 

    Hommage en poésie et en chanson de Victoria trouvé sur soudcloud.

     

    Célèbre bigoudène centenaire

     

     

    Pont-l'Abbé, 2 septembre 1911. Ferme de Kerguen, à l'Ile Chevalier, bout de terre au bout du Finistère, la petite Maria Le Berre ouvrait grand les yeux sur le monde. Plus de 100 ans après, c'est le monde qui regardait Maria rebaptisée "Lambour" du fait de son lieu d’habitation, peut-être la dernière Bigoudène à porter la grande coiffe tous les jours. Pas par coquetterie, quoique, mais surtout parce qu'il était impensable de se montrer les cheveux non couverts devant des inconnus.

    La silhouette était certes frêle et un peu courbée mais le caractère demeurait du genre "acier trempé". Son regard était appuyé, profond et vous transperçait. Certes, l'ouïe accusait un peu les ans. Une sacrée vedette, Maria, devenue star à 80 ans bien tassés grâce à la publicité, comme Tipiak qui en a fit une garante de ses plats préparés. «Piiiirat', z'ont volé not' recette»... La recette de sa longévité, elle la devait à une robuste constitution. «Je ne suis jamais malade», répétait-elle à l'envie. Il faut dire que son histoire avait de quoi forger un organisme. Devant des photos jaunies, elle se souvenait de la guerre 14-18 et de ces hommes qui partaient au front, sans grand espoir de retour. Dans une Bigoudénie bretonnante, elle découvrit le français à l'école. Devenue épouse Le Maréchal, mère de deux enfants, Maria devint veuve en 1940. Pas la guerre mais une autre faucheuse, la maladie. Pendant cinquante ans, de 1938 à 1988, elle officia derrière le comptoir de son troquet, dans le quartier de Lambour où elle vécut jusqu'au terme. Figure locale incontournable au point d'en avoir pris le nom, Lambour, rive gauche de Pont-l'Abbé, quartier populaire bouillonnant quand, de l'autre côté du pont, prospèraient bourgeois et marchands. C'était elle la patronne, intraitable, aussi bien bistrotière que banquière. Une poigne de fer et pas question de supporter les traîne-savates.

    Lambour aujourd'hui est apaisé. Son clocher décapité veille toujours mais les bistrots ont été remplacés par la maison de retraite de Pors Moro. La belle affaire! Maria Lambour occupait sa retraite à ravitailler les résidents en tabac et autres petites régalades, drôle de commerce parallèle entre anciens jeunes. Lambour, c'était aussi un chêne, un morceau de pelouse et un petit banc. Maria, à l'ombre, tricotait et tricotait encore. Elle jetait un regard parfois méfiant aux touristes venus la photographier mais finissait par satisfaire les plus respectueux d'entre eux. Le feu des projecteurs aidant, elle avait fini par prendre un peu goût à la célébrité, elle qui, par le passé, avait brutalisé quelques appareils photo un peu trop intrusifs. Mais Maria Lambour n'était pas qu'un petit bout de star centenaire. Elle incarnait aussi un symbole vivant de l'histoire de la Bigoudénie et, au-delà, d'une société traditionnelle, quand l'habit était un révélateur social. La coiffe avait pris de la hauteur avec elle. Une quinzaine de centimètres dans les années trente, trente à la fin des années quarante. Parce qu'elles étaient encore 3.500 en 1977 (700 en 1992) à la porter tous les jours, la coiffe était devenue un symbole. Désormais, alors que leurs portraits s'affichent à l'Unesco, elle était peut-être la dernière à porter régulièrement la coiffe. Maria a définitivement quitté la scène en ce lundi 20 octobre 2014; le rideau est donc tiré sur une certaine Bretagne. Elle avait 103 ans et 48 jours

    Vidéo : Maria et la tradition bigoudène

     

    Video : Star de la pub

     


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